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50ème anniversaire de l'Indépendance nationale hommage à moufdi zakaria Projection du film «Moufdi Zakaria, le poète de la Révolution», de Said Oulmi, suivie d’une rencontre avec la participation de Messieurs Slimane Cheikh, fils du défunt Mofdi ZAKARIA , ambassadeur de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) à Genève, de Mokhtar Taleb BENDIAB, ancien directeur de l’IMA et le réalisateur Said OULMI Le film de Said OULMI retrace les différentes étapes du parcours militant de ce grand homme de lettres, ce poète de la révolution Samedi 19 mai 2012 17h00. Il y termine ses études en 1926 à l’université de la Zitouna où il a comme condisciples des poètes tunisiens Abul-Qasim CHABBI et algérien Ramdhan HAMMOUD. Il vécut ensuite à Tunis, auprès de son oncle Cheikh Salah BEN YAHIA, l’un des fondateurs du parti tunisien «Destour». Son activité littéraire débute très tôt, dès 1921 avec la revue «Al Wifaq» rédigée entièrement de sa main et contenant des articles et ses poèmes.
L’un de ses premiers poèmes qui eut un grand retentissement et qui parut dans plusieurs journaux arabes, date de 1926. Intitulé «Aux Rifains», il était dédié à la gloire de la lutte armée au Maroc menée par Abdelkrim AL KHATTABI. Ce fut le début de son engagement politique qui se manifesta à Tunis au sein du Mouvement de la Jeunesse Tunisienne et à Alger au sein de l’Association des Etudiants Musulmans d’Afrique du Nord (AEMAN). Il s’engagera tout naturellement dans les rangs du Mouvement Indépendantiste Algérien, à travers la filiation de l’Etoile Nord Africaine (ENA), le Parti du Peuple Algérien (PPA) et le Mouvement Pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD). Il compta parmi les précurseurs de ce courant politique et accéda au poste de secrétaire général du PPA (1937). Poète-militant, il se distingua par une intense activité à la fois politique et littéraire. Il composa l’Hymne du PPA ... «Fida ul jazair» qui fut le cri de ralliement des militants nationalistes. Son engagement résolu dans la lutte anticolonialiste lui a valu plusieurs arrestations et plusieurs séjours en prison. Les dures épreuves subies durant sa vie carcérale ont trempé sa volonté de résistance et lui ont inspiré plusieurs poèmes qui l’ont situé à l’avantgarde des poètes de combat dans l’histoire de la littérature arabe. C’est tout naturellement qu’il rejoignit les rangs du FL N en 1955, quelques mois après le déclenchement de la lutte armée et c’est au cours de l’été 1955 qu’il composa l’hymne de la révolution algérienne «Qassamen». Il ne tarda pas à être arrêté en avril 1956 par les autorités françaises et fut déplacé de 1956 à 1959, de la prison de Barberousse à celles de Maison Carrée et de Berouaghia. Libéré en février 1959, il quitta clandestinement l’Algérie pour se refugier au Maroc, puis en Tunisie où il collabora, jusqu’à l’indépendance en juillet 1962, à l’organe central du FL N: le journal «El Moudjahid», en langue arabe. Sa production littéraire a été, durant cette période, particulièrement féconde. Ses nombreux poèmes, regroupés dans un recueil «Al Lahab Al Muqaddas» (La flamme Sacrée) ont scandé les pulsions de la geste libératrice algérienne. Il composa notamment les hymnes des ouvriers, des paysans, des étudiants, des femmes, du drapeau... Il se consacre, après l’indépendance, à la réalisation d’un rêve qui l’a toujours obsédé: l’Unité du Grand Maghreb. Il l’appela de tous ses voeux, à travers ses poèmes et à travers la publication, en 1965, d’un volumineux recueil des entreprises économiques des pays du Maghreb, intitulé «Annuaire du Grand Maghreb Arabe», destiné à favoriser le partenariat entre les entrepreneurs économiques de la région. Ses différents séjours en Tunisie et au Maroc, les nombreuses amitiés qu’il y a nouées ainsi que les poèmes qu’il leur a dédiés, lui ont valu le titre de «Poète du Grand Maghreb». Il leur a d’ailleurs consacré, à chacun, un recueil de poésie: « Tahta Dhilali Azzaytoun» (A l’ombre des oliviers) pour la Tunisie et «Min Wahy al Atlas» (Inspiration de l’Atlas) pour le Maroc. Mais ce fut, sans conteste, l’Algérie qui a été au coeur de ses préoccupations et de ses effusions, et ce, malgré l’amertume de son exil forcé, après l’indépendance, dû à son refus d’allégeance aux maîtres du moment. Sa dernière oeuvre fut en effet, «l’Iliade Algérienne», ce long poème d’amour dédié à l’Algérie, en 1972. La mort le surprit, cinq ans plus tard à Tunis (17 août 1977). Il est enterré dans sa terre natale à Beni-Isguen.
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