3e édition du Panorama du Cinéma Algérien. Carte blanche à Ahmed Bédjaoui, producteur, écrivain, spécialiste du 7e art - Les lundi 1er, mardi 2, mercredi 3 et vendredi 5 juin 2026 à 19h
Au programme de cette édition, l’Afrique est mise à l’honneur à travers, notamment, L’Afrique vue par …, une œuvre collective de dix courts métrages signés par des réalisateurs africains. Il s’agit de Rachid BOUCHAREB, Balufu BAKUPA-KANYIDA, Abderrahmane SISSAKO, Gaston KABORÉ, Flora GOMES, Nouri BOUZID, Mama KEÏTA, Zézé GAMBOA, Teddy MATTERA et So de CARVALHO
Lundi 1er juin à 19h : L'Afrique vue par...
Un film collectif comprenant dix courts métrages signés par des réalisateurs africains, produit et présenté au 2ème Festival Panafricain d'Alger, Panaf' 2009.
Durée : 1h42 - Sous-titré en français
Les courts métrages :
Exhibitions de Rachid BOUCHAREB, un documentaire à base d'archives sur le destin des colonisés transformés en animaux de foire et exhibés à la face du monde au début du 19ème siècle à 1930.
Errance du réalisateur tunisien Nouri BOUZID. Il relate le parcours du comédien burkinabé Sotigui KOUYATÉ qui transmet à de jeunes enfants tunisiens les leçons de sagesse héritées des anciens, sur la mémoire, le savoir, l'histoire, l'identité, entre autres enjeux.
A Pegadas De Todos os tempos, de Flora GOMES (Guinée-Bissau). Le film est une métaphore poétique renvoyant à l'innocence enfantine, la joie de vivre, les couleurs chatoyantes de l'Afrique pour finir avec la pluie. Cette eau, denrée rare sur le continent.
Nous aussi nous avons marché sur la lune, de Balufu BAKUPA KANYINDA (Congo RDC). Le réalisateur revient sur le rêve d'Apollo 11, l'équipage d'astronautes américains qui ont été les premiers à fouler le sol lunaire. Dans ce court métrage, Balufu BAKUPA-KANYINDA exprime sa position d'être libre ayant des rêves et des ambitions.
Coquillage (O'buzio) de Sol de CARVALHO (Mozambique). Le réalisateur dépeint la situation de chaos et de désordre créé par l'appétit autour des ressources du continent africain.
Telegraph of to the Sky de Teddy MATTERA (Afrique du Sud).
Questionnement du réalisateur sur ses rapports personnels avec les hommes, les femmes et les enfants, dans une société post-apartheid, lieu d'innombrables histoires enfouies.
Bom Dia Africa (Bonjour Afrique) de Zeze GAMBOA (Angola)
Journée d'un citoyen ordinaire qui, pour aller au travail, est pris dans les turbulences de la circulation.
One more Vote B. OBAMA, de Mama KEÏTA (Guinée)
Histoire d'un sans-papier kenyan qui rêve de gagner le marathon de New York afin d'obtenir ses papiers et voter pour Barack OBAMA.
Une femme fâchée d’Abderrahmane SISSAKO (Mauritanie-Mali)
SISSAKO s'interroge sur la responsabilité des Africains dans la situation actuelle et dénonce en même temps le non-respect des engagements et des règles, les gaspillages dans les cérémonies familiales.
2000 Générations d’Africains de Gaston KABORÉ (Burkina-Faso)
Gaston KABORÉ évoque le riche patrimoine légué par les ancêtres, à travers sculptures et totems africains. Il pose à la fois la problématique du rapport à l'Histoire et de la conscience que celle-ci doit apporter aux Africains.
Mardi 2 juin à 19h : La Zerda ou les Chants de l’oubli d’Assia DJEBAR
Réalisation : Assia DJEBAR, avec la collaboration de Malek ALLOULA
La musique d'Ahmed ESSAYAD
Durée : 1h -Sous-titré en français
La Zerda ou les Chants de l'oubli (1982) est un documentaire expérimental d'Assia DJEBAR. Il s'agit de l'un des deux films réalisés par la romancière algérienne, l'autre étant La Nouba des femmes du mont Chenoua (1977). Il déconstruit la propagande coloniale française (archives 1912-1942) par un montage sonore (poésies, chants, cris) donnant la parole aux Maghrébins et révélant les stigmates de la domination. Ce film de 59 minutes est une œuvre de réécriture historique. Filmé à partir d'actualités cinématographiques de Pathé-Gaumont, déconstruisant le regard exotique colonial.
Mercredi 3 juin à 19h : Destin d’un berger, un documentaire fiction sur Sidi Boumediene El Ghaouti, d’Abderrahmane BENAROUS
Durée : 1h -Sous-titré en français
En présence du réalisateur
Destin d'un berger est le deuxième film documentaire fiction consacré à Sidi Boumediene El Ghaout dans le cadre de la manifestation Tlemcen capitale de la culture islamique (2011). Le film dont le scénario est cosigné par Nora KACI et le réalisateur, s'articule autour de quatre contes (épisodes) sur la vie de Sidi Boumediene illustrés par des croquis. Lieux d'écriture et de tradition orale choisis : la Casbah (maison traditionnelle), le port de Bejaia (sur un chalutier), une terrasse ensoleillée de la ville de Yemma Gouraya et une kheïma (Msila). Le rôle de conteur est joué respectivement par Ouissam Fatima OUISS, Djamel ALLEM, Khadidja BENTOUTAH et Abderrachid MERNIZ. Le personnage de Sidi Boumediene est incarné par Si Ahmed BOULARABI, un jeune novice de Sidi Aïssa (Msila), Nourredine BENAHMED, un cinéaste amateur de Tlemcen, membre de l'association «La Grande Maison», et Djamil BOUYAHIA de Bejaïa, fils de Cheikh BEDJAOUI, président de l'association «Ahbab Sadeq Bejaoui». Le film est ponctué par des interventions émanant de chercheurs et historiens algériens, tels Mohammed BAGHLI, Abderrahmane HAMADOU EL KOUTOUBI, Boualem DJAWHARI et Waddane BOUGHAFALA.
Vendredi 5 juin à 19h Little Sénégal
Little Senegal est un film franco-germano-algérien réalisé par Rachid BOUCHAREB
Durée : 1h33 -Sous-titré en français
En présence du réalisateur
Alloune, un vieux guide du musée africain « La Maison des Esclaves » à Gorée au Sénégal, part aux Etats-Unis pour retrouver les descendants de ses ancêtres qui y ont été déportés comme esclaves. Il se retrouve dans le quartier de Harlem où vit la communauté africaine, Little Senegal. Retrouvant, enfin, son neveu et une lointaine cousine, Alloune cherche à rassembler sa famille, ce qui parait incompréhensible aux yeux de ses "parents" américains, car même au sein des Afro-Américains et des Africains, règnent le racisme et la violence. Un fossé sépare les Afro-Américains des immigrés africains récents, ces derniers semblant plus préoccupés par le passé esclavagiste que les premiers.
